• Interlude culturel

    J’ai aussi une culture cinématographique (2)

    Je me souviens n’avoir pas bien compris où voulait m’emmener Christophe Honoré ce jour-là. Je me rappelle parfaitement de mes yeux ahuris, alors que ce que je croyais être une banale histoire cliché s’est transformée en incroyable histoire d’amour. Je sais que j’ai acheté le CD de la bande originale directement en sortant de la salle de cinéma ce soir-là. Je me rappelle y avoir repensé souvent, à la dernière scène de ce film. A cette phrase, en particulier. Et puis je me souviens aussi avoir pleuré quand j’ai réalisé que mon CD était rayé, près de onze ans plus tard. « Aime-moi moins, mais aime-moi longtemps. »

  • Interlude culturel

    J’ai aussi une culture picturale (2)

    Vous le savez, la photo et moi, c’est un (long) chemin, et c’est surtout la première fois que j’ai pris autant conscience de l’influence de notre culture sur nos créations. Il est nécessaire de s’ouvrir au monde et de vouloir découvrir pour produire mieux. Quand j’ai commencé la photo et qu’on m’a prêté un appareil argentique, j’étais obsédée par l’idée de gâcher de la pellicule en faisant de mauvaises photos (depuis ça va mieux, comme on a pu le constater). Et puis, à Arles, je me suis retrouvée face aux premières années d’Annie Leibovitz. Appelez ça comme vous voudrez, le sort, le destin, le cheval, (oui, j’ai de bonnes références),…

  • Interlude culturel

    J’ai aussi une culture cinématographique (1)

    Terrible bataille pour cette première place (alors que je n’ai pas vraiment fait de classement pour les autres genres, mais là soudain c’était important, qui allait décrocher pouvoir revendiquer la première parution ?). Quand on me demande quel est mon film préféré, on est souvent étonné par la réponse. Je l’avoue, je ne me réclame pas cinéphile. J’aime le cinéma comme j’aime les expos, les concerts, les livres, tout en fait. Je ne choisis pas tant mon œuvre préférée, dès lors qu’on ne parle pas littérature, en fonction de ses qualités cinématographiques, mais en fonction de l’effet qu’il a eu sur moi. Et l’Auberge espagnole a définitivement eu sur moi…

  • Interlude culturel

    J’ai aussi une culture musicale (5)

    J’ai pris il y a longtemps l’habitude d’écrire sous influence musicale. Chaque roman, chaque ébauche, avait une bande originale personnelle et détaillée. Bizarrement je n’ai pas réitéré sur ce roman (que je devrais appeler un pavé, plutôt, vu le tournant que prennent les choses). Et puis est arrivé ce que nous nommerons la partie romaine. Je déteste écrire sur ce que je connais mal, et comme le voyage pour Rome était difficilement une priorité, je me suis mise en quête de musiques italiennes aussi peu clichés que possible (oui je l’avoue, dans cette playlist, j’ai pêché par deux fois) et l’effet fut immédiat, la partie s’écrivit presque d’elle-même au rythme…

  • Interlude culturel

    J’ai aussi une culture picturale (1)

    Je l’avais déjà mentionné, ma plus grande découverte pragoise, ce fut la collection de photos prises par Mucha. Outre le plaisir naturel que je ressens quasi systématiquement face à des productions photographiques témoignant d’autres temps et d’autres modes de vie (mon empire pour une photo de Marie-Antoinette), quelque chose d’autre émergea. Ces photos de son studio, de tous ces artistes en communion, créant, ou juste faisant les cons (pour rendre à César ce qui est à César), réveilla un battement particulier dans mon corps. Soudain, je n’étais plus simple spectatrice de l’aboutissement de son art, j’étais immergée dans son quotidien, et cette photo en particulier, je me souviens très bien…

  • Interlude culturel

    J’ai aussi une culture littéraire (2)

     » On s’ennuie de tout, mon ange, c’est une loi de la nature ; ce n’est pas ma faute. » Les liaisons dangereuses, Pierre Choderlos de Laclos (1782) Y-a-t-il au fond lecture plus jouissive que le récit détaillé des vices de la Merteuil ? J’en doute et je les ai dévorés en une nuit, sur un coup de tête. Et pour une fois, c’est avec ennui et colère que j’ai vu triompher l’ennuyeuse vertu.