• Vie intérieure

    30 ans, l’âge de (dé)raison

    Je me rappelle encore d’une interview télé où on demandait à Cécile de France, alors toute jeune trentenaire, ce qu’elle pensait de ce changement de décennie. On sentait que le journaliste voulait lui transmettre une certaine angoisse sur le vieillissement dans une industrie où ce n’est jamais facile et, avec un naturel déconcertant, elle avait répondu qu’elle ne s’était jamais sentie si épanouie. J’avais 18 ans, la vingtaine devant moi, et je me rappelle avoir pensé « mais c’est n’importe quoi ! ». N’empêche qu’une douzaine d’années plus tard, je m’en souviens encore. Je revois sa coupe blonde à la garçonne, son sourire tranquille et ses yeux pétillants. Je n’ai pas compris…