Vie culturelle

Tu veux devenir auteur, alors fais un travail d’investigation, comme les auteurs

C’est ce que m’a répondu ma pote musulmane quand je l’ai interrogée sur le judaïsme (oui, je sais qu’être juif et être musulman ce n’est pas pareil, mais moi j’ai pas de potes juifs, et j’y connais de toutes façons rien non plus à la religion musulmane) (pour une catholique on peut pas dire que je sois vraiment experte sur le sujet non plus).

Une de mes copines, qui se reconnaîtra, a décidé de passer chaque mois un sujet au crible pour améliorer sa culture. Comme je suis plutôt du genre monomaniaque quand je m’intéresse à un sujet, j’ai décidé de totalement copier sur elle (car je n’ai aucune personnalité) et, comme j’aime me compliquer la vie et que j’ai décidé que l’héroïne de mon roman serait juive alors que je n’y connais strictement rien, c’est tout naturellement que le mois d’avril est devenu le mois du judaïsme.

C’est comme ça que, le 31 mars, je me suis retrouvée dotée d’un abonnement à la médiathèque (et tu me croiras si tu le veux, mais ça a été de loin l’événement le plus cool de mon week-end de Pâques) (oui, devant le chocolat, exactement) et j’ai aussi sec emprunté deux livres sur le judaïsme en me disant que jamais, oh grand jamais, je ne les aurais terminé en trois semaines. Sauf que, de la même manière que je n’ai jamais été fichue de lire un bouquin lié à mon travail, je me suis enfilée la moitié du premier tome avant la fin de l’après-midi, j’ai trouvé un juif à harceler interviewer avant d’avoir seulement mis un pied dans le mois d’avril et j’ai passé ma nuit à lire sur les différences entre les ashkénazes et les séfarades (et comme j’aime bien les clichés, je me suis refait La vérité si je mens) (je ne suis qu’un être faible, au fond).

Je n’irais pas jusqu’à dire que je ne suis pas totalement normale, mais je peux comprendre que ce soit une opinion populaire.

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