Carnet de route,  Photographie

Prague, l’épopée muchaïenne *

Une des raisons pour lesquelles nous venions à Prague, en premier lieu, c’était le musée Mucha (et l’horloge astronomique, laquelle était en réfection) (n’en parlons plus). Mon pote est très branché art déco et art nouveau (tu me diras que pour Prague, ça tombe bien), et moi je suis juste branchée Mucha (pour la petite anecdote inutile -m’enfin si t’aimes pas les anecdotes inutiles je ne vois pas ce que tu fiches sur ce blog- j’ai une affiche de Mucha dans mon salon depuis plus de 5 ans, et j’ignorais totalement le nom de l’artiste) (la culture ça ne s’invente pas).

On m’avait prévenue que ce musée était tout petit, assez décevant et qu’on passait plus de temps dans la boutique que dans le musée. Ça n’a pas loupé. Le musée est vraiment très frustrant, avec seulement deux trois pièces fascinantes (le fauteuil de son studio et une esquisse en particulier), le reste on est sur du connu, ou de l’évocation de l’inconnu (l’épopée slave) (oui je sais ça ressemble à un titre d’un de mes articles, mais c’est une vraie oeuvre) qu’on s’attendrait à trouver sur place, mais non. Une vidéo nous présente succintement sa vie, mais pour tout te dire j’ai failli m’endormir (bon on avait passé la journée à traverser la ville juive en long et en large, mais quand même). Néanmoins, je ne regrette pas cette visite. Sais-tu pourquoi ? Et bien, parce que (attention je suis monomaniaque et je sais que tu sais un peu mais quand même…) Mucha faisait également de la photographie et ça, j’en savais strictement rien (un jour, je le jure, j’arrêterai de me pencher sur les sujets culturels de façon uniquement sporadique et superficielle, et peut-être qu’alors je commencerai à avoir des scores dignes de ce nom sur Duel Quizz) (D’ailleurs si tu cherches un adversaire, n’hésites pas à m’ajouter, mon pseudo c’est FauveDune). Mais non seulement il fait de la photo, mais en plus il fait de la photo comme j’aime (qualificatif pratique, permettant de caser plein de trucs pour lesquels je n’ai pas de termes suffisamment techniques pour justifier de ma passion pour le sujet).

Si Mucha commence à utiliser la photographie pour illustrer son quotidien (bah oui même les artistes aiment les souvenirs à la con), il se met aussi à l’utiliser pour composer des scènes théâtrales qu’il utilise après dans son travail. Souvent Mucha ne planifie pas ses séances photos, il improvise au feeling ses shootings, sans avoir de projet particulier en tête. Et à partir de toutes les photos collectées il en sélectionnait certaines qu’il utilisait pour s’inspirer dans ses oeuvres.

Du coup, il était naturel que nous lui rendions hommage en prenant nous-mêmes des photos ! Notre objectif était de reproduire le style Mucha, non pas tant dans la pose et l’abondance de fleurs (il neigeait et on était dans un AirBnb on ne peut plus dépouillé, j’aurais aimé t’y voir, tiens). Par contre, au bout de plusieurs centaines d’œuvres, on a finit par remarquer comme une ligne directrice dans le regard… Les yeux écarquillés, l’air un peu aux abois, pas de sourire, une atmosphère assez incertaine.

Tour à tour nous avons endossé le rôle de photographe et de modèle. C’est assez amusant de constater que face à des instructions similaires, on obtient des résultats très différents. Autant j’ai complètement l’air aux abois, autant mon pote a l’air limite d’un criminel en puissance ! Dans tous les cas je trouve qu’on obtient bien cette atmosphère un peu étrange, qui donne aux modèles un air un peu surréaliste. Par contre on notera que c’est une pause pas bien évidente à maintenir !

Là encore le pola noir et blanc ne m’a pas déçu, et le selfie Mucha était une nécessité ! (Oui on a eu un trouble avec les selfie, mais j’y reviendrai dans un article prochain.)

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Une fois plus force est de constater que mon pote se révèle un modèle hors pair. Il joue le jeu sans timidité, il se montre très photogénique, et bien qu’on ait pas signé de contrat officiel, je le clame haut et fort, il est un de mes modèles favoris, et il ne va pas se débarrasser de moi comme ça ! (Bon si tu me suis sur instagram, tu pourras constater que déjà l’été dernier je l’avais pas mal mitraillé).

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Mucha version bad boy.

J’ai trouvé que le cadrage rapproché se prêtait particulièrement au jeu, et comme d’hab je n’ai pas pu me retenir de faire un cadrage à la con car, oui, j’aime couper des têtes (#cestlarévolution).

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Le regard qui tue.

Attention, pour les photos suivantes je me permets un disclamer : je ne suis PAS photogénique. Je montre les photos suivantes uniquement dans le but d’illustrer notre séance photo, mais je ne me trouve pas du tout à mon avantage dessus, seulement l’amour de l’art blablabla mais à l’heure actuelle, on ne se mentira pas, je continue à estimer être la seule à savoir me prendre en photo et rendre un aspect réaliste de mon physique véritable (d’accord ça s’adresse principalement aux gens qui ne me connaissent pas : je suis JOLIE.) (C’est bon c’est fini, on peut passer aux photos.)

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J’aime pas qu’on me prenne en photo, enfoiré.

 

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Echapperais-je un jour à ce terrible paparazzi ?

 

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Jouons à « où est Philomène ? »

Si vous êtes de passage à Prague et que vous aimez Mucha, je vous recommande de zapper le musée qui lui est dédié pour aller directement à la Gallery of Art qui est sur une des places principales du centre (Staroměstské náměstí). Il y a également une expo sur Andy Warhol et Salvador Dali. Financièrement on s’y retrouve et la galerie est bien mieux pourvue, avec notamment une reproduction de son atelier ! J’ai également adoré Warhol, l’expo montre de nombreuses facettes de son travail, mais par contre je n’ai pas été autorisée à voir celle de Dali (ceci dit, vu que j’étais partie avec un nazi de la peinture du Moyen-Âge, c’est déjà un miracle que j’ai pu voir des artistes nés après la Renaissance).

* je ne suis pas entièrement sûre de l’existence de ce mot mais bon hein, zut.

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