Vie culturelle

J’ai toujours rêvé de prendre mon thé en feuilletant un bon magazine

Mais bien sûr, comme je suis incapable de me lever à une heure décente, je ne bois jamais de thé avant de partir travailler et, entre nous, c’est déjà pas mal si je prends le temps de me sécher les cheveux, ça reste de l’ordre du fantasme. Mais, mon rythme de travail aidant, mon goût pour une certaine forme d’art s’affirmant avec le temps, et bien j’ai fini par décider de m’abonner à des magazines, que finalement je lis principalement le soir avant de me coucher, car rien ne m’agace plus que de me coucher avec mon téléphone. (Pour ceux qui se demandaient pourquoi on tombe sur ma messagerie à partir de 22h30 certains soirs, maintenant tu sais.)

Les deux élus du moment (car ça tourne, n’ayant ni les moyens ni le temps de m’abonner à tout ce qui pourrait m’intéresser et ayant une nature assez inconstante) sont donc De l’air, magazine photo, indépendant de surcroit (ça ma paraît important à préciser) et Les Others, que je ne saurais décrire autrement que magazine pour aventuriers des temps modernes (mais quel est donc le rapport avec moi, te demandes-tu, à juste titre et promis, on y arrive).

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L’un de mes gros défauts, et la raison pour laquelle je n’ai jamais vraiment accroché à la presse traditionnelle, c’est que je ne lis que ce dont j’ai envie quand j’en ai envie (Dieu merci je n’ai pas fait d’études de littérature). Je vous laisse imaginer la gueule de ma pile à lire et non, les magazines ne font pas exception. D’ailleurs, le temps que je me motive à ouvrir De l’air, je n’avais plus envie de contraindre mon cerveau à tout connaître sur la photo. J’ai relâché la pression, je me dis que j’ai le temps, et ce magazine ressemble soudain à des cours imposés.

Finalement, je pense que je l’ai plutôt bien choisi. Pour avoir essayé de lire un bon paquet de magazines photos (même s’il me reste à tester le célèbre Halogénure !!), celui-ci à l’avantage de cibler ses sujets et d’être suffisamment succinct pour ne pas noyer le lecteur sous un amas informatif. Il se lit rapidement, il donne des informations pertinentes sur le monde de la photo, présente quelques artistes, mais pas trop. Il pousse à la réflexion, se feuillette tranquillement entre deux activités. Il n’est pas chronophage, mais il ne me laisse pas non plus un sentiment impérissable. Une fois terminé, je ne me dis pas que je dois impérativement le conserver, j’ai plutôt l’impression d’avoir pris ce que j’avais à prendre, laissé le reste, et que je peux passer sereinement à la suite. Est-ce un mal ? Je n’en suis pas si sûre, car au lieu de le vénérer comme un objet qu’on doit laisser inviolé, il m’inspire collage, découpage, et autres expérimentations. En un mot ? Il m’inspire l’art, et n’est-ce pas au fond une parfaite seconde vie pour un magazine dont l’art est bel et bien l’essence même ? Quant à savoir si je me réabonnerai, c’est plus compliqué, car cela dépendra de mes attentes dans un an, de mes finances, de mes priorités, car j’ai bien envie aussi de tenter Halogénure, dans un style totalement différent…

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Par contre, mon abonnement à Les Others est fini, et là on peut décemment parler de drame. J’ai découvert ce magazine par hasard, en flânant dans un concept store pour hommes, et il m’a directement tapé dans l’œil. Il réunit trois de mes passions : l’écriture, la photo et les voyages. Je résiste quelques semaines, et puis zut, je m’abonne. Comme d’habitude, je mets plusieurs mois à me lancer dans la lecture des numéros que j’ai reçus (on ne se refait pas). Le temps que je m’y mette, je me demande c e que j’ai fichu à m’abonner à un magazine d’aventuriers. Est-ce que j’ai seulement une gueule d’aventurière hein ?

Et bien en fait si. Je ne sais pas à quoi répond ce magazine, mais il résonne parfaitement en moi. Je le lis comme on se repaît des meilleurs romans d’aventure avec passion et exaltation. Il me fait rire, frémir, découvrir, vivre par procuration, et c’est ce que j’ai si longtemps aimé dans la lecture, et très certainement ce qui m’a poussé dans les bras de la création artistique. Il réveille l’enfant avide de découverte qui sommeille encore en moi, il vient déranger l’adulte qui se croyait si bien installée dans son quotidien, il chatouille la rebelle, oui il m’appelle et lui, je ne peux pas m’en séparer, l’abonnement sera sans le moindre doute reconduit, du moins tant que j’en aurai besoin pour me lancer dans mes propres aventures (qui seront potentiellement moins salissantes).

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En tous cas, une chose est certaine, j’apprécie ce format, comme je le pressentais. Je pense que la presse, le papier en tous cas, mérite de vivre, mais j’ai surtout envie de favoriser ce que je considère comme la nouvelle vague de la presse, les indépendants, les audacieux. Je ne dis pas qu’ils sont les seuls valables, mais ils correspondent définitivement à mes attentes et à ma philosophie de vie. Seulement, comme je ne serai jamais la femme d’une seule ville ou d’une seule profession, il semble bien que je sois partie pour ne pas être la femme d’un seul magazine…

Je prends avec plaisir vos suggestions pour mes prochains abonnements !

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