Interlude culturel

J’ai aussi une culture musicale (5)

J’ai pris il y a longtemps l’habitude d’écrire sous influence musicale. Chaque roman, chaque ébauche, avait une bande originale personnelle et détaillée.

Bizarrement je n’ai pas réitéré sur ce roman (que je devrais appeler un pavé, plutôt, vu le tournant que prennent les choses). Et puis est arrivé ce que nous nommerons la partie romaine. Je déteste écrire sur ce que je connais mal, et comme le voyage pour Rome était difficilement une priorité, je me suis mise en quête de musiques italiennes aussi peu clichés que possible (oui je l’avoue, dans cette playlist, j’ai pêché par deux fois) et l’effet fut immédiat, la partie s’écrivit presque d’elle-même au rythme de cette musique. Je l’ai déjà dit et je le répète, je pense pas en vérité qu’on puisse s’enfermer dans un seul art en ignorant les autres. La magie de l’art, c’est qu’il se nourrit de tout, et que chaque discipline, qu’on la maîtrise peu ou prou, peut venir enrichir notre domaine de compétences.

Mais ce qu’il y a de vraiment merveilleux, au final, avec cette playlist, c’est que chaque morceau garde l’empreinte de mes écrits et maintenant, quel que soit l’état de colère, de tristesse ou de ras-le-bol dans lequel je me trouve, il me suffit de la lancer pour me ramener directement sur une terrasse romaine chauffée par un soleil de fin d’après-midi. Si on regarde par la fenêtre on distingue les lignes de linge qui traversent la cour ; par les fenêtres ouvertes on entend les gens qui vivent et qui s’engueulent, et de l’une d’entre elle, cette musique qui s’échappe.

Un jour, c’est de cette fenêtre que je vous écrirai.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *