Interlude culturel

J’ai aussi une culture cinématographique (1)

Terrible bataille pour cette première place (alors que je n’ai pas vraiment fait de classement pour les autres genres, mais là soudain c’était important, qui allait décrocher pouvoir revendiquer la première parution ?). Quand on me demande quel est mon film préféré, on est souvent étonné par la réponse. Je l’avoue, je ne me réclame pas cinéphile. J’aime le cinéma comme j’aime les expos, les concerts, les livres, tout en fait. Je ne choisis pas tant mon œuvre préférée, dès lors qu’on ne parle pas littérature, en fonction de ses qualités cinématographiques, mais en fonction de l’effet qu’il a eu sur moi.

Et l’Auberge espagnole a définitivement eu sur moi un effet qu’il est impossible de nier, et qui perdure par-delà les années. Ma partie romaine n’est qu’un hommage mal déguisé à ce film qui, plus qu’un film, est une expérience, celle du désir profond. Et quand on a 15 ans et qu’on ne sait qu’à grand peine discerner ce qu’on veut de ce que le monde attend de nous, quelle jubilation de voir cette liberté étalée scène après scène. Ce film, c’est l’expérimentation de toutes les expériences qu’on peut attendre de la vie. Il y en a tant à côté desquelles je suis passée, parfois par désintérêt pur, parfois juste parce que ce n’était pas le bon moment, pas le bon environnement. Mais on s’en fiche, car ce que ce film nous murmure à l’oreille, en fin de compte, comme un secret que le monde aurait un peu peur d’entendre, est une chose assez simple… tu peux être ce que tu veux.

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