Interlude culturel

J’ai aussi une culture picturale (2)

Vous le savez, la photo et moi, c’est un (long) chemin, et c’est surtout la première fois que j’ai pris autant conscience de l’influence de notre culture sur nos créations. Il est nécessaire de s’ouvrir au monde et de vouloir découvrir pour produire mieux.

Quand j’ai commencé la photo et qu’on m’a prêté un appareil argentique, j’étais obsédée par l’idée de gâcher de la pellicule en faisant de mauvaises photos (depuis ça va mieux, comme on a pu le constater). Et puis, à Arles, je me suis retrouvée face aux premières années d’Annie Leibovitz. Appelez ça comme vous voudrez, le sort, le destin, le cheval, (oui, j’ai de bonnes références), toujours est-il que moi qui n’aime pas du tout son travail actuel (je le sais parce que c’était bien la seule photographe que je connaissais en dehors de Doisneau quand je me suis mise à la photo), je suis tombée en pâmoison devant cet étalage de clichés, 500 putains de clichés qui dégageaient exactement ce pour quoi j’avais décidé de me mettre à la photo. L’impression que j’en ai eu, c’est celle d’une femme qui avalait les pellicules, prenait tout et tout le monde en photo, mangeait, respirait, vivait son appareil à la main. Et c’est à ce moment que j’ai compris que pour devenir une bonne photographe il allait falloir arrêter d’être radine sur la pellicule.

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