Photographie

J’ai un objectif (sort of)

Il paraît que quand la même conversation revient plusieurs fois autour de toi c’est que tu as quelque chose à comprendre…

J’ai toujours eu une forte tendance à m’éparpiller, à m’intéresser à tout à la fois, à vouloir tout tester, tout goûter, tout essayer sans jamais aller au fond de rien. Il m’aura fallu pas mal d’années pour enfin parvenir à dompter ce détestable trait de caractère et à me construire des objectifs carrés. L’année dernière, je m’étais fixée l’écriture du roman et l’apprentissage de la photo.

Si sur le coup ça a marché au-delà des mes attentes, on peut dire que l’été a un peu émoussé cette belle progression… Mais surtout en photo. C’est comme si depuis que je comprends vraiment comment s’entrecroisent vitesse lumière et iso j’en oubliais tout le reste. Non, on ne va pas se mentir, au vue des remarques que je me suis prises récemment, je me suis clairement laissée aller. Est-ce bien digne d’une grande artiste touche-à-tout ? Pas tant. Du coup, j’ai encaissé et surtout je me suis dit que c’était le signe qu’il était grand temps de restructurer un peu mon apprentissage !

Sauf que c’est bien mignon de vouloir faire les choses une à la fois, mais par quoi je commence ? Parce que vous commencez à me connaître, moi je veux tout tout de suite et le temps, c’est bien le truc le plus chiant que je connaisse.

Du coup il a fallu me poser la question de ce que je veux réaliser en photo ? (tout n’est pas une réponse acceptable, non) Et bien la priorité, c’est de réaliser mon projet photo en rapport avec mon roman (qui est THE priorité à l’heure actuelle, bien avant la photo et tous les autres machinous artistiques qui me font de l’œil). Pour ce projet, j’ai l’intention d’utiliser des polaroids et de faire beaucoup de double-exposition.

Bon. J’ai donc listé tout ce que j’ai besoin d’améliorer en photo en fonction notamment des réflexions qu’on m’a faites récemment :

  • techniques créatives au pola (je ne sais pas si tu sais mais j’ai une légère obsession pour le polaroid, j’ai même acheté trois livres sur le sujet, dont un qui présente très clairement toutes les techniques créatives possibles) (enfin un bon paquet du moins)
  • maîtriser la visée télémétrique, car ça me demande un putain d’effort et un photographe m’a fait remarquer que c’est censé être très simple car l’objectif de cette visée est de faire la mise au point très rapidement. Autant te dire que je m’attendais pas à celle-là et que je l’ai un peu pris comme un échec personnel. Donc l’entraînement sérieux est de rigueur !
  • travailler la double expo, en couleur, en noir et blanc pour déterminer les pellicules adéquates pour obtenir l’ambiance que je recherche, mais aussi si les superpositions que j’ai en tête peuvent donner un résultat intéressant.
  • reprendre mon numérique que j’ai laissé un peu de côté par facilité. Il est temps que j’accepte de me prendre une nouvelle porte dans le nez.
  • développer mes pellicules noir et blanc, avec produits chimiques et au cafénol.
  • m’ouvrir à de nouveaux procédés (parce que je me suis enfin abonnée à Halogénure et je crois que je viens de sombrer dans une spirale sans fin).

Bon maintenant, qu’est-ce qui va vraiment me servir pour ce projet ? Et bien franchement, tout, les mecs. Puisque plus j’en saurai plus je serai apte à créer car la création est un vil ogre qui se nourrit de tout sur son passage. On est guère avancés, me diras-tu. Tsssss, aie un peu confiance.

Bref, comme il allait bien falloir trancher, j’ai séparé ma liste en deux catégories, la technique et la créativité, et j’ai listé mes priorités dans chacune d’entre elles. La priorité en technique, c’est clairement la visée télémétrique. Parce que j’adore mon Kodak retinette, mais je suis rentrée de vacances affreusement vexée par l’ensemble de photos floues que j’ai ramenées ! Donc à partir de maintenant, on ne fait du flou que par choix ! Car finalement je me rends compte qu’à me concentrer sur la juste exposition j’en ai un peu perdu de vue l’importance de ce qu’on veut montrer, et que le flou n’est pas anodin et ne dépend pas que de la lumière. Un peu de rigueur que diaaaable ! Quant à la priorité créative, le pola a gagné car la rigueur c’est bien mais s’amuser, c’est mieux !

Le développement viendra naturellement dès que j’en aurai besoin. Les nouveaux procédés ? Vraiment le moins urgent du lot car je risque de difficilement obtenir un résultat correct si je suis incapable de faire de base une photo intéressante. Donc dès que le télémètre est géré, je me fais violence et je reprends mon numérique. Avec ce reflex la plupart de mes photos sont floues, mal fichues et j’en passe. Ça va donc être une bonne école technique et me forcer à retrvavailler la composition de mes images. Et puis, quand j’en aurai marre de faire mumuse avec des polas (ou entre deux techniques, parce qu’il y en a des mega dures), rien ne m’empêchera de me lancer sur un pellicule en double-expo.

Voici donc mon programme photographique des mois à venir, avec un recentrage certain autour de la technique avant de tenter des projets foufous mais du coup faiblards. (C’est qu’elle deviendrait raisonnable ?)

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