Photographie,  Vie intérieure

Joie de lettres

Tes potes t’aiment, même quand tu as un métier très sérieux qui ne t’intéresse pas vraiment et que tu leur avoues après cinq verres de rosé. Quand tu leur dis « Moi je ne veux pas chopper, je veux devenir photographe », elles ne te répondent pas « passe ton bac d’abord » mais « ok, vas-y, attention j’aime pas ce profil ». Elles te promettent qu’elles t’exposeront dans leurs magasins, évidemment, si personne d’autres ne veut de toi et même si elles n’ont jamais vu tes photos. Quand tu leur dis que tu t’en vas parce qu’il se fait tard et que tu veux manger une flammenkueche avant de dormir et que demain tu commences tôt elles ne te jugent pas, elle te souhaitent une bonne tarte flambée, même si ce soir-là tu fais la plus bizarre tarte flambée au monde et si tu ne me crois pas regarde donc ces pola :

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Où tu as sagement décidé il y a deux mois de descendre ton mirco-ondes à la cave et où depuis tu l’utilises dans l’entrée quand tu en as besoin.

Il y a ce regard complice avec la vendeuse de la concept store du quartier quand tu chantes à tue-tête avec elle cette chanson qu’elle a mise à fond dans le magasin et dont tu te souviens des paroles toutes ces années après.

Comme quand étudiante tu faisais des tartes flambées à 22h avec ton amoureux au téléphone. Amoureux qui n’est plus, lui non plus. Amoureux, s’entend, car il n’est pas mort. Tu as 23 ans, ou 30, tu ne sais plus, tu es seule et libre, et tu t’en fous.

Tes amies t’aiment quand même, et certains jours tu ne comprends pas pourquoi, mais la vie est douce quand elle met entre tes mains de belles femmes et un appareil. Et tout autant devant Netflix à 23h02 avec la tarte flambée la plus bizarre au monde entre les mains.

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