Vie intérieure

Je danserai tant qu’il y aura de la musique

Je porterai des accessoires ridicules que personne ne comprendra.

On me verra de loin et je rirai fort.

Je danserai dans la rue et sur le quai du métro, je chanterai à tue-tête, aussi faux qu’il est possible de l’être.

Je boirai du champagne toutes les nuits en faisant l’exquis énoncé de mes péchés.

Je pleurerai devant des films idiots et je serai irrévérencieuse.

On m’entendra de loin et on verra danser mes plumes.

Je traînerai un appareil photo partout et j’irai parler aux inconnus.

Je prendrai en photo tous les hommes que je ne peux avoir autrement, et je les aurai de la meilleure façon possible.

Je lirai en attendant le bus et j’écrirai sous la pluie.

Je me foutrai des hommes et du mauvais temps.

J’écouterai les gens se plaindre et je me moquerai de leur incompétence au bonheur.

Je m’enroulerai sous mon écharpe en ricanant, j’écrirai et je parlerai de la pluie et du beau temps.

Je ferai des blagues de cul à tous les repas, et adieu l’élégance à la française.

Je m’habillerai pareil pour les mariages, les enterrements et les promenades au clair de lune.

Je ferai une croix sur ma culture musicale et je répondrai pareil à tous les blind-tests.

J’errerai la nuit et lirai le jour, à l’abri des acacias ou sous ma couette.

Je serinerai The internet is for porn à la sortie des écoles et If you were gay dans les manifs pour tous.

Je nagerai à en perdre toute commune mesure, j’écrirai à me noyer dans l’encre.

Je danserai tant qu’il y aura de la musique ;

Et on m’aimera exactement pour, envers et malgré ça.

Un commentaire

  • Arielle

    J’applaudis des mains et des pieds et si je pouvais applaudir des oreilles, je le ferais aussi, mais je ne te remercie pas de m’avoir collé « If you were gay » dans la tête pour le reste de la semaine.

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