Carnet de route,  Photographie

Paris, février 2017

HAHAHAHA ! Tu crois que je ne t’avais pas repéré ? Oui, c’est à toi que je parle là, derrière l’écran. Toi qui a ricané bêtement en lisant mon précédent article sur la photographie, toi qui a pensé « encore une passion qui va la prendre trois jours et dont on entendra plus jamais parler. » Et bien BIM ! raté ! Et crois-moi que tu vas en bouffer de la photo.

Mais j’avoue, la pensée était légitime, moi-même je me suis dit ahem. Evidemment que je doute, ça fait trente ans que je me fréquente quand même, je n’ai plus beaucoup d’illusions. Je te rappelle que je suis censée être trilingue et pratiquer la boxe selon mon ancien blog. Je suis aussi supposée dormir la nuit et boire plus d’eau et manger sainement, mais apparemment je préfère les marathons Girls et écrire toute la nuit (I’m such an artist !).

Toujours est-il que je te présente aujourd’hui mes premières photos non retouchées par des filtres douteux. Je n’ai toujours pas retrouvé mon appareil photo compact, mais j’ai la chance d’avoir un copain qui a investi dans un appareil qui fait vraiment appareil (pas machin de touriste qui sait pas cadrer) (enfin, j’ai bien vu le regard que lui a jeté ma prof, donc en vrai je me doute que ça fait touriste qui sait pas cadrer mais se prend pour un grand photographe) (mais je n’ai rien contre le fait de vivre dans le déni donc tout va bien). Et donc, mon copain (sérieusement, toutes ces années sans blog, et je ne sais toujours pas parler sans foutre des parenthèses partout) (AAARGH ! I did it again) (ne me juge pas, c’est toute mon adolescence), oui  je disais, que mon copain, donc, ne l’utilise que pour se filmer, car visiblement les boulets qui n’aiment pas prendre de photos se retrouvent entre eux, et, comme il n’a aucune conscience des dangers de la vie, il me l’a prêté sans sourciller. Personnellement j’aurais presque préféré que ça l’inquiète ainsi de laisser son précieux entre mes mains parce que moi, j’ai l’impression que je vais me faire voler dès que je le porte ou pire, que je vais le casser (sinon ma confiance en moi va mieux, c’est gentil de demander). Et comme on est allés à Paris alors que j’avais pas voyagé depuis trois plombes et que je n’en pouvais plus, quand bien même je connais très bien la ville, je me suis dit que c’était l’occasion de prendre plein de photos cools.

Le truc fou, c’est qu’une fois qu’on a commencé à vouloir prendre des photos, je trouve que le regard qu’on pose sur la ville, les gens et le paysage devient vraiment différent. Bon, à ce moment-là (c’était il y a deux mois, c’est-à-dire quasiment hier, contrairement à ce que laisse supposer cette expression), je n’envisageais même pas de prendre des gens en photo (leur imposer de poser pour moi, quelle horreur !) (Oui bah ça va, j’allais pas devenir un monstre d’assurance en trois jours non plus hein). Et comme j’ai encore du mal à transporter l’appareil partout (même si je regrette son absence trois minutes après avoir quitté l’appartement), que c’était notre première sortie officielle en amoureux (oui je parle bien de l’appareil), et qu’en plus il faisait un temps de merde, je n’ai pris des photos qu’une seule journée, et bien sûr que c’est tombé sur Montmartre (ce qui tombe bien car la butte est plutôt très photogénique, mais ça fait aussi très touriste) (on nous a d’ailleurs demandé trois fois si nous étions italiens et je n’ai toujours pas compris pourquoi).

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(Il faut que je te confesse un truc ami lecteur, j’aime les arbres, et j’ai tendance à dégainer l’appareil dès qu’un végétal fait un truc un peu joli. Là, c’était le quinzième arbre de la journée mais je suis assez fière du contraste de couleurs et puis le nuage est cool (oui, mon autre névrose d’apprentie photographe : les nuages.) (D’ailleurs souvent quand j’hésite entre plusieurs photos, c’est le nuage qui tranche.)

Celle-là c’est ma chouchoute. Y a des arbres ET des nuages (non, je déconne). Ce n’est pour le coup pas vraiment une vue banale de Montmartre et j’ai vraiment bugué. Je crois que c’est vraiment ce que je préfère avec ces cours, je ne regarde plus rien pareil. La moindre nuance dans le ciel, le moindre reflet, un détail de rien du tout va attirer mon regard. J’y tenais tellement à cette photo que j’ai vraiment multiplié les prises de vue, les cadrages et angles différents (ma technique de base car concrètement sur le coup je suis incapable de dire si une photo est réussie ni de repérer ce qui a foiré avant d’être posée devant le fait accompli sur mon ordinateur).

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(Et bordel c’est seulement maintenant que je réalise que le cadrage n’est pas équilibré ! Argh !) (Et bah tant pis, comme dirait l’autre.) (Oui, l’autre c’est moi.)

Et puis après, on est allés à une nocturne au Louvre et là, j’ai tenté un exercice pas facile, la photographie en intérieur de nuit à travers des vitrines (parce que ç’aurait été dommage de prendre le risque de faire des photos réussies tiens). Autant te dire que j’ai pas rigolé rigolé, surtout que j’étais avec un pote qui trimballe partout son appareil avec lui depuis au minimum une décennie (et oui, mes amis aussi sont vieux) et que fatalement, il maîtrise mieux le cadrage et le bestiau que moi, même si c’était moi qui avait la plus grosse (je parle d’objectifs, évidemment). Du coup chaque fois que j’étais contente de ma photo, il avait fait un cadrage encore plus cool ! Mais c’est pas grave, j’ai quand même fait mieux que prévu (j’ai juste rien suivi des expos mais c’est un détail).

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Là, c’est le moment où je réalise que mon pote a également la présence d’esprit de prendre toujours en photo la référence des œuvres qu’il prend, histoire de pouvoir un peu expliquer aux gens ce qu’ils regardent. This is a fail.

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Celle-là je suis assez fière de moi. Le cadrage est cool et j’ai vraiment obtenu l’effet escompté (je m’autocomplimente mais il parait que c’est bon pour ce que j’ai).

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Celle-ci est de loin une de mes favorites, pas seulement parce que c’est la première fois que je prends quelqu’un de façon assumée ! Nous étions dans une pièce blindée de miroirs et je cherchais désespérément à en faire un truc cool, sans savoir quoi (vis ma vie de photographe amateur). Et ma pote, qui a un humour à peu près aussi subtil que le mien, s’est mise à courir dans tous les sens (parce qu’on était entre adultes posés qui savent se tenir dans un musée) devant mon objectif, et j’étais tellement blasée que j’ai fini par prendre la photo, juste pour l’énerver. No regrets.

Pour finir, quand je me suis lancée dans cette aventure, je pensais en toute bonne foi ne prendre aucune photo d’être vivant (allez, à tout casser un chat ou un bulot) (ça tient très bien la pose un bulot) par contre, je me suis rendue compte que j’avais envie d’être représentée. Sans maîtriser le moins du monde l’autoportrait (mais je ne renonce pas), j’ai commencé à avoir envie d’être mise en scène et à demander aux autres de me prendre en photo. Et voici donc qui conclut cette série parisienne :

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Marcel Aymé, le Passe-Murailles

Parce que malgré tout, on fait parfois de belles rencontres à Paris.

Crédits photos : philomenalphenomene.fr

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