Vie intérieure

La trentaine calme et posée

Après deux semaines de gros revival de ma période de coloc longue distance où je ne dormais qu’entre 7h du matin et 15h-mais-c’était-pas-grave-parce-que-je-séchais-les-cours, à relire tous mes blogs (oui, je suis ce genre de personne) et à m’empiffrer au passage de nourriture industrielle sous prétexte que mon-copain-fait-des-nocturnes-à-McDo-c’est-plus-sympa-si-je-l’attends alors qu’en vrai je suis juste une psychopathe incapable de m’endormir seule (déjà à l’époque c’était compliqué, notez bien), mon corps a commencé à me faire comprendre que, ok, meuf, tu es bien mignonne, mais là en fait tes pizzas surgelées saucées de fromage ça va plus être possible très longtemps (sauf que la combo fatigue/hystérie artistique/mec à McDo/alcool et bien ça fatigue, et la fatigue donne envie de s’enfiler de la bouffe industrielle #PicardMonNouveauMeilleurAmi). Qui apparemment me donne l’air bouffie (bon, la fatigue doit jouer), incroyablement déshydratée (mais faire préchauffer un four est visiblement moins complexe que de se servir un verre d’eau) et des boutons. Et comme le revival adolescence me tente moyen moyen, je me suis dit que j’allais me faire ce mois-ci une petite cure de dé(sin)tox parce que un esprit sain dans un corps sain, toussa toussa, et aussi que mon anniversaire arrive à grand pas et que je veux être en forme pour cette orgie d’alcool et de gâteaux qui se profile (les joies de la vieillesse). Du coup j’ai mis au point un petit programme simple et efficace :

  • se coucher tôt (genre 22h-23h) lorsque je n’ai pas de soirées *
  • pas d’alcool pendant un mois (pfff)
  • bannir la bouffe industrielle avec découverte épanouissante des légumes et de la viande
  • boire 6L d’eau par jour (minimum)
  • faire une petite cure de pissenlit (une cure de miracle aurait été plus efficace mais apparemment ils avaient pas en magasin)
  • retourner à la piscine une fois par semaine (au lieu d’écrire des articles à la con, par exemple)
  • faire mes exercices pour muscler mon transverse (tu sais, ce connard de muscle qui a décidé de se mettre en grève et donne depuis l’impression que j’ai accouché y a deux jours alors que j’aime MEME PAS LES ENFANTS)

Du coup, je devais commencer ce soir, sauf qu’à 22h j’ai trouvé qu’il était un peu tôt pour se coucher (tu m’étonnes hier je me suis endormie à 4h…) et qu’un épisode de Girls ne me ferait pas de mal pour me récompenser de ce florilège d’articles pondus en si peu de temps avec une verve rare. Puis ma pote du Pérou s’est connectée au moment où j’allais me coucher et hein, bon, ç’aurait été dommage de rater cette occasion de discuter (ç’aurait été dommage de commencer la semaine du bon pied, aussi, apparemment) mais vers minuit 30, j’ai été forte, je me suis dit « allez zou ! au lit ! » (je suis une vraie mère pour moi) et j’ai éteint la lumière, programmé mon réveil et TOUT. J’ai même fermé les yeux. Pendant au moins 30 secondes, juste avant de réaliser que oh-mon-Dieu-mais-quelle-horreur-j’ai-oublié-de-mettre-la-batterie-de-mon-appareil-à-charger-et-demain-j’ai-une-jam-session. Du coup je me lève en sursaut, parce que hein, vu mon exceptionnel niveau de photographie en milieu sombre, ça serait vraiment dommage que je passe à côté de ça, hé ! Tout ça pour me souvenir que je ne sais plus où est la foutue batterie, que je vais réveiller tout l’immeuble si je cherche vraiment, et que demain je repasse à l’appartement et que mettre une alarme pour se rappeler les choses importantes de la vie, c’est bien aussi. Je suis retournée dans mon lit, j’ai éteint la lumière, j’ai rabattu la couette sur mes épaules, j’ai poussé un « Rhaaaaaaaaa ! » de bonheur, j’ai fermé les yeux… et c’est là que je me suis dit que ça ferait un super article de blog.

On n’a qu’à dire que je commence demain.

* soit globalement un soir par semaine. Quand suis-je devenue cette personne à la vie sociale débridée ? QUAND ?

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