Photographie

La photographie : bilan à 18 mois

Que dire, si ce n’est que ces six derniers mois ont vu des changements spectaculaires dans ma façon d’aborder la photographie ?

Le matériel :

  • Nikon D7200 

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Je t’en parle pas souvent de lui, et pourtant c’est lui qui prend la majorité des photos de ce blog (celles d’illustrations, s’entend). Je l’aime et il m’agace, on va dire que maintenant que j’ai apprivoisé la plupart de mes appareils argentiques c’est avec lui que j’entretiens ma relation amour/haine. Je déplore qu’il soit si lourd et complexe à trimballer partout en voyage car clairement j’ai du mal à le sortir au quotidien pour des  projets. Je ne me sens pas assez à l’aise avec, j’ai cette sensation qu’il me trahit en permanence mais… mais… et bien il m’attire de plus en plus et il est sur la liste des boitiers à mieux cerner dans les prochains mois.

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  • Nikkormat FT et objectif Nikon avec focale fixe 105mm

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Lui, si je devais lui donner un petit nom, ce serait Monsieur Zone de Confort. Bien que différent, c’est quand même lui qui ressemble le plus à l’appareil sur lequel j’ai appris et franchement, c’est lui que je sors quand je n’ai vraiment pas envie de me planter (un peu trop, donc). Son gros défaut à mon sens c’est qu’il lui manque un objectif un peu plus versatile. Mais comme je dois récupérer l’appareil de mon beau-père qu’on a enfin retrouvé à Noël, je ne cherche pas à lui trouver un second objectif. J’aimerais tellement que les reflex soient moins lourds (ou je pourrais être plus musclée aussi, c’est pas faux) parce que ça reste l’appareil parfait à mes yeux ! (Mais il n’est pas impossible de penser qu’en vrai, c’est juste l’appareil que je maîtrise le mieux).

  • Lomo’Instant Automat

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Comme pour les pellicules, il y a eu des hauts et des bas niveau achats d’appareils. On a beau lire pendant des heures sur une référence, se faire une idée très précise de ce qu’on va en faire, la réalité est souvent à côté et je préfère souvent mes achats coups de tête, sûrement parce que je n’ai pas eu le temps d’avoir d’attentes à leur sujet. Je pense que j’ai trop rêvassé à Lomo pendant trop de temps, que j’ai construit une image un peu fausse de la marque de ma tête et que j’en ai attendu monts et merveilles alors que certains jours, je me dis que j’aurais mieux fait de prendre l’Instax de Fuji de base. Au final, cet appareil a un rôle, mais plus proche de la blague que de la création artistique poussée à son extrême. D’abord cantonné au rôle de témoin de voyages et de soirées (il était notamment présent le jour funeste où je me suis fracturé le nez), il a quand même prouvé son potentiel lors de mon voyage pragois. Petit à petit, assez timidement je dois dire, notamment à cause d’un format que je trouve mal adapté à toute créativité, je me mets à expérimenter ses facettes et les possibilités qu’il offre.

  • Polaroid SX70

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Je ne pensais pas qu’un polaroid puisse être aussi parfait. Quand j’ai commencé à vraiment m’intéresser à ce media et à compulser sans relâche toutes les infos à ma disposition sur le sujet, je n’ai pas tardé à comprendre qu’il s’agissait là de la Rolls des polas. Coup de bol, j’en ai trouvé un sur une brocante de mon quartier à un prix tout à fait raisonnable, et j’avoue que là, pour le coup, je n’ai pas eu l’opportunité de ressentir la moindre déception. L’autofocus, mais quelle merveille ! Mais ce qui est vraiment spectaculaire c’est la qualité de la définition de l’image, j’en suis toute secouée à chaque fois. Seul défaut, impossible de prendre des photos en intérieur (ou c’est flou), le flash c’est une vraie merde à installer et la mollette de sous-ex ou sur-ex, ben elle est parfois bien traitresse. Mais franchement on s’en tape, il est démentiellement parfait et je l’aime (au cas où c’était pas bien clair).

  • Kodak Retinette Folding
Avec son joli étui recousu avec amour par le maroquinier du quartier.

Rapidement mes bras m’ont bien fait comprendre que si je voulais continuer à marcher des heures durant en prenant des photos, il allait falloir que j’envisage de renoncer au reflex et que je passe au compact. Il a fallu que je revienne un peu sur ma croyance que seul un reflex permettait d’obtenir une image satisfaisante (c’est là que j’ai découvert que c’était pas tant la taille qui comptait mais plutôt la qualité de l’objectif). Comme décidément j’aime bien me mettre en difficulté, j’ai choisi un boîtier entièrement mécanique que j’accompagne à l’occasion de mon posemètre selon l’humeur du jour. L’idée c’était d’avoir un appareil toujours sur moi, mais en fait j’ai rapidement vu que ce boîtier, bien que je l’aime d’amour, manque cruellement de flash pour en faire THE compagnon ultime de la mort qui tue. Ceci dit j’ai pu constater cet été qu’il fait un bon job en fin de soirée, donc même si pour les vacances il ne reste pas assez versatile à mon goût, il reste à mon humble avis plus facile d’utilisation que celui que j’ai choisi pour le compléter.

  • Olympus xa (et son flash)

Lui, en l’occurence. Je ne pensais pas, mais je suis tombée vraiment folle amoureuse de mon Kodak Retinette (apparemment c’est normal) et j’ai réalisé ce faisant que je pouvais vraiment me passer de reflex dans le cadre de mes voyages. Je suis très rarement déçue de mes photos prises avec cet appareil, même si la mise au point ne vaut pas vraiment celle du reflex. Du coup, j’ai décidé de trouver l’appareil photo ultime. Le XA a cet avantage d’avoir une visée télémétrique (normalement aussi précise que celle d’un réflex mais teeeeeellement plus galère à gérer) (pour tout te dire je m’attends à ce que ma première pellicule soit intégralement floue), une cellule et un flash. Donc en théorie il serait plus maniable et plus rapide d’utilisation que son copain le Kodak Retinette sauf que, dans la pratique, je ne le maîtrise pas du tout et je me sens en véritable galère. Mais bon comme avec les autres au début, j’imagine. Je n’ai aucun recul sur la bête pour le moment, on va bien voir ce que ça donne dans les mois à venir (et en plus, il est moche).

  • Box Agfa 

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Bon, elle c’est pas exactement un achat compulsif. Je me dis que c’est quelque chose à tenter une fois dans ma vie pour voir la résultat, elle n’était pas chère et en bon état. Normalement elle accueille du film au format 620 mais ça ne se fait plus donc j’avoue que j’ai fait entrer une pellicule en 120 de force.

  • Yashica B

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J’ai totalement cédé à l’appel du Moyen Format, j’ai même pas fait semblant de résister pour tout te dire. Que dire ? Il est beau, il est rare (surtout en gris, et franchement les photos ne lui rendent pas justice du tout), il permet l’exposition multiple, il est assez confortable à l’utilisation, complètement mécanique, je l’aime, voilà et maintenant je le jure je vais arrêter d’acheter tous les appareils que je croise.

J’ai aussi décidé de reprendre le développement et le scan de mes films. J’ai commencé les investissements, il me manque uniquement le scanner pour le moment mais je me tâte un peu sur la référence à prendre (si quelqu’un a une suggestion à faiiiire…).

Les cours :

Après avoir pleuré des mois durant pour me trouver un prof, je me suis rendue compte que ce qui me faisait le plus progresser, c’était la pratique. Je lis, je montre mes photos, j’encaisse les critiques, je change les paramètres, je teste etc etc. Certains aspects restent néanmoins flous et j’ai la chance d’avoir retrouvé quelqu’un qui me donne des cours sur un thème donné lorsque je suis en demande (assez rarement, finalement) et que je bloque complètement sur un point.

En parallèle j’ai acheté deux livres portant sur deux domaines qui me font particulièrement de l’œil en ce moment, à savoir les polaroids et le cyanotype. Et je me rends compte que finalement mon amour des livres trouve sa place dans la pratique photo aussi.

Les projets : 

Des petits projets fusent à droite à gauche, au gré des envies, je me laisse porter, j’essaie avant toute chose de m’amuser et d’expérimenter. J’ai eu un peu l’impression de tourner en rond cet été avec mes photos de vacances. Même si je trouve que ça m’a permis d’améliorer mon cadrage en paysage, j’aspire à ne plus prendre des photos pour prendre des photos mais bien à explorer des thématiques. Je pense que c’est aussi la meilleure façon de progresser.

J’ai aussi envie d’explorer un peu plus la réalisation d’images mêlant divers supports (d’où les cours de dessin !).

On retiendra :

… que mon dégoût de la physique n’aura pas résisté à ma passion pour la photo et qu’un été complet à utiliser un appareil entièrement mécanique aura eu raison de mon incompétence légendaire en la matière. Aurais-je autant de chances avec la chimie ? On ne peut que l’espérer !

J’ai arrêté de suivre un programme quelconque. Je vogue et papillonne tel un insecte en plein printemps, incapable de me décider sur la fleur à polliniser. Je vais du moyen format au cyanotype en passant par la double exposition avec un détour par le polaroid et c’est vrai que ça n’est pas bien sérieux et rigoureux mais qu’est-ce qu’on s’en fout, au fond.

Ma zone de confort ? Si si, elle existe toujours, mais je la repousse car j’ai peur de rien moi madâaaame ! (Enfin ça dépend des jours.)

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